Manifestation à Nantes
le 14 octobre 2006


Nous étions à peu près 200 véhicules. Nous avons maintenu 2 opérations escargots sur 4. Nous avons fini en plein centre de Nantes devant la mairie, rue de Strasbourg. France 3 nous a fait le plaisir de nous interviewer (reportage régional).



2ème vague de manifs le 21 octobre

Les loisirs verts défendent leur droit à circuler
Le collectif de défense des loisirs verts appelait à manifester dans dix villes de France contre l'interdiction l'accès des chemins aux véhicules motorisés.
le 21/10/2006 - 15h52

150 véhicules ont mis en place une opération escargot dans les rues de Toulouse, samedi dans la matinée, pour protester contre la circulaire Olin, ministre de l'écologie, permettant d'interdire l'accès des chemins aux véhicules motorisés. Des quads, des 4x4, ou encore des Jeep militaires ont ainsi répondu à l'appel à manifester du Collectif de défense des loisirs verts (Codever) qui concerne neuf autres grandes autres villes de France : Bordeaux, Quimper, Orléans, Montbéliard, Limoges, Chambéry, St Etienne, Nice et Aix-en-Provence, pour "défendre les droits et libertés des usagers de la nature".

"A pied, à cheval, à vélo, à moto, en quad, en voiture... circuler est un droit" affirme le Codever, soutenu par les constructeurs moto et de nombreux sportifs tels que Stéphane Peterhansel, Sébastien Loeb, Luc Alphand ou encore Hubert Auriol . Les loisirs verts représentent 25.000 emplois directs dans 8.000 entreprises et rapportent 60 millions d'euros de recettes fiscales par an, rappelle le Codever. Des simulations de vote sont organisées par les manifestants à Orléans et Quimper pour "signifier aux politiques les détermination des pratiquants dans la défense de leurs droits".

Selon le collectif, 8.000 personnes avaient déjà manifesté samedi dernier avec 3.800 véhicules (motos tout-terrain, 4X4, quads et aussi VTT, cavaliers) dans 9 capitales régionales: Dijon, Compiègne, Besançon, Rouen, Nantes, Nancy, Charleville-Mézières, Valence et Strasbourg.

http://tf1.lci.fr/



Manifestation à Angers
le 10 juin 2006


Nous étions à peu près 150 véhicules, en majorité des quads et des 4x4 (une quinzaine de motos). Nous avons maintenu 3 opérations escargots sur 4. Chaque opération escargot sur l'axe Paris - Nantes a créé 5 km de bouchons (2 x 5) et celle qui est passé près des concessionnaires 4x4, 3 km. donc 5 + 5 + 3 = 13 km de bouchons en tout avec 28° à l'ombre. Nous avons fini en plein centre d'Angers devant la mairie, en bloquant le boulevard dans les 2 sens. Nous sommes partis vers 18h15.


Article dans Ouest France le 10 juin 2006

Article dans Ouest France le 11 juin 2006

Article dans le Courrier de l'Ouest le 11 juin 2006

Article dans le Courrier de l'Ouest le 12 juin 2006

Avis d'un lecteur dans Ouest France le 13 juin 2006

"Les Douceurs Angevines" dans le Courrier de l'Ouest le 17 juin 2006



CAEN, 10 juin 2006 (AFP) - 17h40
Ouest: défilé de 4X4, quads et motos pour pouvoir circuler sur les chemins

Plusieurs manifestations ont eu lieu samedi dans le Grand Ouest, à Caen, Angers et Orléans, pour dénoncer une circulaire gouvernementale visant à restreindre la circulation des véhicules tous terrains sur les chemins, a-t-on appris auprès des gendarmes et de la police.
Environ 120 véhicules de loisirs, selon les gendarmes, ont organisé samedi une opération escargot sur la N158 entre Falaise et Caen, occasionnant 2 km et demi de bouchon, pour rappeler que "la liberté de circuler est une liberté publique garantie par notre constitution".
A Angers, une soixantaine de 4X4 et quads, selon la police, 200 selon les organisateurs, ont en partie bloqué la circulation sur les voies rapides entre Nantes et Paris avec des barrages filtrants et des opérations escargots.
Enfin, à Orléans, environ 200 véhicules et 500 personnes, selon la police, une centaine de 4X4 et 200 motos et quads selon les organisateurs, ont mené une opération escargot à l'entrée de l'autoroute, avant de s'installer sur un rond-point, pour y faire des démonstrations de trials et distribuer des tracts.
A l'appel du Collectif de défense des loisirs verts (Codever, qui regroupe des associations de 4X4, de motos, de quads, de VTT et de cavaliers), les manifestants réclamaient la liberté de circuler sur les chemins pour les randonneurs motorisés, et dénoncé la circulaire publiée le 6 septembre 2005 par Nelly Olin, la ministre de l'Ecologie et du développement durable. Cette circulaire vise à restreindre la circulation des véhicules motorisés sur les chemins, en permettant aux maires des communes concernées d'en interdire l'accès.
http://filinfo.france3.fr/



Manifestation à Nantes
le 18 mars 2006


L'opération escargot s'est déroulée sans problème sur le périphérique Nantais et a rassemblé entre 400 et 500 véhicules.
Nous étions sur le périphérique pendant 1h30 environ et sur 25km, et que sur la voie de droite. Nous avons occasionné un ralentissement assez important (25km) mais l'image n'a pas été mauvaise comme nous ne bloquions qu'une voie. Et les automobilistes ont pu lire les messages sur nos véhicules.
Nous avons fini la manif devant une mairie proche du périphérique (le maire a signé la pétition écologiste), nous nous sommes tous garés tant bien que mal .... fumigène devant la mairie ou nous avions garés un Tatra 6x6. Les habitants ont été surpris mais pas du tout aggressifs et plutôt contents du côté festif de la chose. Le message passé : "restons unis, ce n'est pas terminé !" a été largement applaudit.

Les présents : Pays de la Loire - 44 - 49 - 85 & Bretagne - 29 - 22 - 56 - 35
Un grand BRAVO à tous les présents.

Nous avons montré que nous sommes responsables et que nous ne voulons pas être considérés comme des DANGERS dans les chemins et donc cloisonnés dans des couloirs de bus (un peu ce que nous avons vécu hier sur le périph nantais sur une seule file) !!


Article dans "Presse Océan" le 20 mars 2006




Manifestation à Paris
le 20 novembre 2005


Dépèche AFP
20.11.05 à 17h10

Plus de 4.000 manifestants pour les 4X4, quads et motos sur les chemins

Plus de 4.000 personnes, selon la police, ont manifesté dimanche à Paris, Lyon et Toulouse pour dénoncer une circulaire de la ministre de l'Ecologie, Nelly Olin, qui prévoit la restriction de la circulation des véhicules tous terrains sur les chemins.
Ils étaient 3.000 à Paris à quitter la Tour Eiffel pour se rendre au ministère de l'Ecologie, où ils ont demandé, en vain, à être reçus et ont déposé 35.000 pétitions contre cette circulaire, ont assuré les organisateurs, le Collectif de défense des loisirs verts (Codever) dans un communiqué.
A pied derrière un 4x4 et trois quads, les 400 personnes défilant à Lyon ont brandi des banderoles affirmant: "Olin, touche pas à nos chemins", "Non à l'intégrisme écologiste" ou encore "Non Mme Olin, en circulant sur vos chemins, on ne dérange pas les petits lapins", a constaté un journaliste de l'AFP.
Plusieurs motos-cross fermaient le cortège, composé presque exclusivement d'hommes, pour beaucoup en tenue de moto.
A Toulouse, 400 personnes selon la police, 1.000 selon les organisateurs, ont pique-niqué place du Capitole, avant de se diriger vers la préfecture pour y déposer une motion contre la circulaire. Une pancarte indiquait notamment "A pied, à cheval, en vélo, en quad ou en voiture, circuler est un droit".
Selon un porte-parole, Pierre Devaux, "les maires disposaient déjà de la possibilité d'interdire des chemins à certaines catégories de véhicules du code de la route, mais la circulaire introduit une discrimination notamment à l'encontre des 4X4".
La Fédération française de moto (FFM) a déposé un recours en excès de pouvoir auprès du Conseil d'Etat contre la circulaire publiée le 6 septembre, qui risque, selon elle, de limiter fortement la pratique de la moto verte en France.
La circulation des engins motorisés dans les espaces naturels est réglementée par la loi du 3 janvier 1991, qui limite la circulation des véhicules à moteur aux routes nationales, départementales et communales, ainsi qu'aux chemins carrossables, privés ou ruraux, à condition qu'ils ne fassent pas l'objet d'une interdiction de circuler.
Selon la nouvelle circulaire, "une voie doit être manifestement praticable par un véhicule de tourisme non spécialement adapté au tout terrain pour que la présomption d'ouverture existe". Les manifestants considèrent que cette formule donne un pouvoir subjectif trop important aux agents administratifs chargés de définir si un chemin est carrossable ou non.
http://www.lemonde.fr/


La réalité :
Ces manifestations ont rassemblé 7500 amateurs et professionnels de loisirs verts motorisés :
4000 à Paris, 2000 à Lyon et 1500 à Toulouse.

L'objectif de 3000 pratiquants TT à Paris a été atteint, ce fut donc une grande réussite !!!


Revue de Presse :

Paris :
Les amateurs de tout-terrain en campagne dans la ville
Lundi 21 novembre 2005 - http://www.20minutes.fr/
La plupart sont venus à pied. Motards des bois ou passionnés de 4 x 4, environ 3 000 amateurs de véhicules tout-terrain ont manifesté hier entre la tour Eiffel et le ministère de l’Ecologie, pour demander le retrait de la circulaire Olin, qui prévoit une restriction de la circulation de ces engins sur les chemins. Une pétition de 35 000 signatures aurait été remise à la ministre.
Rassemblés par le Collectif de défense des loisirs verts (Codever), les manifestants redoutent d’être « chassés des chemins ». Selon la circulaire, les tout-terrain ne seront autorisés à circulation que sur les voies praticables par tous les types de véhicules. Finis donc les randonnées dans les chemins escarpés ou les raccourcis à travers bois !
«En circulant sur vos chemins, on ne dérange pas les petits lapins », affirmait une banderole. D’autres rassemblements ont eu lieu à Lyon et à Toulouse.

Lyon :
A moto, en quad ou en 4x4, j’irai où je veux !
Lundi 21 novembre 2005 - http://www.20minutes.fr/
« Olin, touche pas à nos chemins. » Près de 400 personnes selon la police, 1 500 selon les organisateurs, ont défilé hier à Lyon derrière des banderoles de ce type, à l’appel du collectif de défense des loisirs verts motorisés (Codever). Les manifestants demandaient le retrait de la circulaire publiée en septembre par la ministre de l’Ecologie, Nelly Olin.
« Cette nouvelle circulaire interdit aux quads et aux autres loisirs verts motorisés l’accès à des chemins non praticables par un véhicule de tourisme », expliquait hier Roland Benoît, délégué Codever 42. Rassemblés en fin de matinée sur la place Bellecour, les amateurs de moto, de quad et de 4x4 ont ensuite rejoint à pied la préfecture.
C. Makrides
Recours: La Fédération française de moto a déposé un recours en excès de pouvoir auprès du Conseil d’Etat contre cette circulaire, qui permet aux maires d’interdire la circulation des véhicules motorisés sur les chemins communaux.

LYON, 20 nov 2005 (AFP) - 12h54 - http://filinfo.france3.fr/
Manifestation à Lyon pour les 4x4, les quads et les motos sur les chemins
Environ 400 personnes ont défilé dimanche à Lyon, à pied derrière un 4x4 et trois quads, pour dénoncer une circulaire de la ministre de l'Ecologie, Nelly Olin, susceptible de restreindre encore plus la circulation des véhicules motorisés sur les chemins, a constaté une journaliste de l'AFP.
"Olin, touche pas à nos chemins", "Non à l'intégrisme écologiste", "Non Mme Olin, en circulant sur vos chemins, on ne dérange pas les petits lapins", affirmaient les banderoles brandies par les manifestants, venus de toute la région à l'appel du Collectif de défense des loisirs verts (Codever). Plusieurs motos-cross fermaient le cortège, composé presque exclusivement d'hommes, pour beaucoup en tenue de moto.
La circulaire publiée par Mme Olin le 6 septembre vise à mettre en place des conditions plus restrictives encore à la circulation des véhicules à moteur sur les chemins. La Fédération française de moto (FFM) a déposé un recours en excès de pouvoir auprès du Conseil d'Etat contre cette circulaire, qui risque selon elle de limiter fortement la pratique de la moto verte en France. La circulation des engins motorisés dans les espaces naturels est réglementée par la loi du 3 janvier 1991, qui limite la circulation des véhicules à moteur aux routes nationales, départementales et communales, ainsi qu'aux chemins carrossables, privés ou ruraux, à condition qu'ils ne fassent pas l'objet d'une interdiction de circuler. Selon la nouvelle circulaire, "une voie doit être manifestement praticable par un véhicule de tourisme non spécialement adapté au tout terrain pour que la présomption d'ouverture existe". Les manifestants considèrent que cette formule donne un pouvoir subjectif trop important aux agents administratifs chargés de définir si un chemin est carrossable ou non.

Toulouse :
Article paru le 21/11/2005 - www.ladepeche.com
MANIFESTATION. QUELQUE 500 AMATEURS DE LOISIRS VERTS MOTORISÉS PLACE DU CAPITOLE, HIER, CONTRE LA CIRCULAIRE OLIN.
Les 4X4 sur les sentiers de la colère
Un peu plus de 500 personnes ont manifesté hier sur la place du Capitole contre la circulaire Olin, du nom de la ministre de l'Écologie, qui interdit l'accès aux chemins « non carrossables » aux amateurs de loisirs verts motorisés.
Curieusement, les manifestants, propriétaires de 4X4, quads, ou de motos tout-terrain ont décidé de ne pas rallier le Capitole à bord de leurs véhicules. « Nous voulions une manifestation pacifique et conviviale », se bornait à expliquer Michel Bonneau, porte-parole de la manif et président de la Fédération des loisirs tout-terrain. Tant pis pour l'impact visuel qu'aurait pu revêtir une place du Capitole assiégée par les 4X4. « Nous avons déjà une mauvaise réputation, ce n'est pas la peine d'en rajouter », commentait un de ces conducteurs des bois. Comme dans la chanson de Brassens, les randonneurs à moteur estiment pourtant ne faire de mal à personne en empruntant les chemins de seconde zone.
UNE MOTION DÉPOSÉE À LA PRÉFECTURE
Les manifestants, en provenance de tous les départements du grand Sud-Ouest, de l'Aquitaine au Languedoc-Roussillon en passant par Midi-Pyrénées, dénoncent avec force une « atteinte à [leur] liberté », et réfutent l'argument selon lequel leur manège motorisé détruirait la faune et la flore de nos campagnes. « Nous ne causons absolument aucun dégât à la nature. Nos clubs répondent à des chartes qui prévoient le respect total de l'environnement, de ne pas laisser de déchets sur notre passage. En plus, on rouvre des chemins abandonnés », argue Michel Bonneau. Un Héraultais ajoute : « Sur les chemins, il n'y a pas d'espèces protégées. Nous ne détruisons rien, contrairement au canyoning ou à l'escalade. » Autant d'éléments couchés dans une motion que les manifestants sont allés remettre à Nelly Olin via la préfecture, lors d'une « marche digestive » après un pique-nique sur la place. Motion dans laquelle on peut lire : « Par définition, la faune et la flore ne peuvent pas souffrir d'activités qui se déroulent sur le domaine public routier de l'Etat ou les chemins communaux, ruraux ou privés, qui ne constituent pas leur habitat naturel. »Les randonneurs en colère rappellent enfin le poids économique de leur activité, dont la disparition « mettrait en péril les loisirs et le tourisme de nos zones rurales ». De quoi faire enclencher la marche arrière à Nelly Olin ? Voire. En débat au Sénat, la question risque d'être tranchée par le Conseil d'Etat. Jean-Louis Dubois-Chabert

Ce que prévoit la circulaire
C'est l'annexe 2-1 de la circulaire Olin qui met en pétard les conducteurs de 4X4, quads, et motos tout-terrain. Elle stipule : «Une voie doit être manifestement praticable par un véhicule de tourisme non spécialement adapté au tout-terrain pour que la présomption d'ouverture existe». Pour les manifestants, cela condamne purement et simplement la randonnée tout-terrain. Les sanctions infligées aux contrevenants sont lourdes. On les trouve dans l'annexe 3 de la circulaire : contraventions de 5e classe (1500 € d'amende), confiscation immédiate du véhicule pour une durée de six mois maximum, et suspension du permis de conduire pour une une durée d'un an au maximum.

Article dans "La Montagne"
La fin du Tout Terrain dans les tuyaux ?



Edition du 18/11/2005 - http://www.ledauphine.com/
SAVOIE
Les adeptes du tout-terrain en colère
Les 4x4 sont-ils des véhicules comme les autres ? La question divise avec, au coeur du problème, la nouvelle directive ministérielle qui introduit la notion de "carrossabilité". Une manifestation est prévue dimanche à Lyon
Laurent Chevassut aime la mécanique autant que les grands espaces. Son plaisir, c'est de prendre son 4x4, son pique-nique et partir à travers les chemins avec une poignée de copains. Mais, depuis quelques mois, il a perdu le sourire. La nouvelle directive de Nelly Olin, ministre de l'Environnement, lui met...des bâtons dans les roues (voir texte ci-contre).
Représentant régional du Collectif de défense des loisirs verts (Codever), Laurent Chevassut n'entend pas se laisser couper le moteur. Après le lancement d'une pétition, il appelle tous les pratiquants de chemins naturels (4x4, motos trials, quads, mais aussi VTT et cavaliers !) à manifester ce dimanche 20 novembre à 11 heures, place Bellecour, à Lyon (lire ci-dessous).
Pourquoi ? «Pour ne pas devenir victime d'un système sauvage et abusif qui laisse le total libre arbitre à des agents qui ont la verbalisation facile clame-t-il. La loi stipule qu'une route ou un chemin sans obstacle (barrière ou panneau d'interdiction) est accessible à la circulation. Point barre. Introduire en plus une notion de carrossabilité est contraire à cette loi et laisse la porte ouverte à une interprétation subjective. Ce n'est pas tolérable».
Et celui-ci d'ironiser : «Dans à un chemin forestier qui ne comporte aucune interdiction visible, je peux y aller en Panda, qui grimpe partout.
Mais, si je m'y engage avec mon 4x4, je suis en infraction ? C'est du délit de sale gueule !» Et M. Chevassut de brandir la charte de bonne conduite du Codever qui stipule que les pratiquants de loisirs verts doivent «respecter les espaces naturels, la réglementation légale, l'état des chemins et leurs abords et bien entendu, les autres randonneurs avec qui ils doivent faire montre de courtoisie». «Nous ne sommes pas des sauvages: nous aimons la nature autant que les autres. Si certains ne respectent pas la charte et qu'ils se font verbaliser, c'est normal. Mais fermer tous les accès aux véhicules à moteur au prétexte qu'il y a des abus, c'est ridicule. On ne ferme pas les autoroutes parce que certains roulent comme des fous !» In fine, celui-ci craint pour la survie de son activité économique. «En tant que professionnel du tourisme, j'organise des randonnées 4x4 en France et en Italie en n'utilisant que des sentiers dits ouverts à la circulation. Si la menace pèse à présent sur le moindre chemin, je prends le risque que chacun de mes clients soit verbalisé. À 1 500 ¤ l'amende, voire la saisie du véhicule, c'est la mort de mon activité...» A la Direction départementale de l'agriculture et de la forêt de la Savoie, on tempère. Thomas Riethmuller, responsable de la police de l'Environnement, soupire: «On peut jouer sur les mots, mais certaines voies ne nécessitent ni barrière ni panneau d'interdiction pour se rendre compte qu'elles ne sont pas carrossables. Des sentiers pédestres ou des voies de débardage ne se pratiquent pas en voiture, voilà tout...C'est une question de bon sens». Et celui-ci d'émettre quelques doutes sur la bonne foi toujours revendiquée par les utilisateurs de véhicules à moteur. «Lors d'opérations coups de poing réalisées à la fin de l'été et en octobre dernier, nous avons dû verbaliser des motos qui roulaient n'importe où en pleine nature. Sans compter celles qui s'enfuient en faisant hurler le moteur à notre vue». Quant à la subjectivité du PV dressé, celui-ci est sceptique: «Les agents ont
autre chose à faire que de courser des 4x4 qui ne seraient pas en situation de fraude flagrante. Et quand bien même, les personnes verbalisées peuvent se défendre devant un tribunal. Car c'est lui qui détermine s'il y a infraction ou non». Cela dit, celui-ci reconnaît que la loi peut effectivement donner lieu à interprétation. «Il conviendrait peut-être que les outils qui existent soient utilisés en Savoie pour enrayer le problème: créer par exemple un parcours de randonnée motorisée en zone naturelle ou dresser un plan départemental qui recenserait les voies ouvertes à ce type de véhicule et qui leur seraient réservées, pourquoi pas ?» Sauf qu'aujourd'hui, ça n'existe pas et qu'il n'est pas sûr que les personnes concernées cautionnent ce genre de circuits, les considérant comme un "parcage inadmissible". Chaud, le dossier!
Muriel BERNARD


LA UNE DE RMC vendredi 25 novembre 2005 - 17h27
http://www.rmcinfo.fr/
Le parc du Mercantour, un "exemple" pour le tourisme durable
Nelly Olin, ministre de l'écologie et du développement durable, a souligné que le parc du Mercantour constitue un "exemple" en matière de tourisme durable, vendredi au cours d'un colloque international à Nice.
Nelly Olin, ministre de l'écologie et du développement durable, a souligné que le parc du Mercantour constitue un "exemple" en matière de tourisme durable, vendredi au cours d'un colloque international à Nice.
"Il faut concilier tourisme et développement durable et le nouveau défi est d'inventer un tourisme durable. Le parc du Mercantour est un exemple", a déclaré la ministre qui s'exprimait devant un parterre de spécialistes français, italiens, allemands, suisses et autrichiens.
"C'est un espace naturel d'excellence sans frontière entre la France et l'Italie", a souligné la ministre, lors d'un colloque international consacré aux "enjeux du tourisme durable dans les espaces protégés". En 2020, a-t-elle rappelé, il y aura un milliard de touristes, soit 21% de la population mondiale, ce qui "aura un impact considérable sur l'environnement".
Mme Olin doit défendre la semaine prochaine à l'Assemblée nationale le projet de loi "relatif aux parcs nationaux et aux parcs naturels marins".
Ce texte, approuvé mardi soir par la commission des Affaires économiques, élargit la notion juridique de parcs nationaux en prévoyant qu'ils comprendront des espaces protégés, mais aussi une zone périphérique où un développement économique compatible avec "un haut niveau de protection" sera encouragé.
Le parc du Mercantour doit bénéficier en 2006 d'une charte européenne du tourisme durable dans les espaces protégés.
Interrogée par des journalistes au sujet d'une circulaire récente sur les restrictions de circulation de véhicules tous terrains, la ministre a indiqué que "chacun doit profiter des espaces naturels sans se gêner". Plus de 4.000 personnes avaient manifesté le 19 novembre à Paris, Lyon et Toulouse pour dénoncer cette circulaire de la ministre. La Fédération française de moto (FFM) a déposé un recours en excès de pouvoir auprès du Conseil d'Etat contre cette circulaire.